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Recherche documentaire : les pratiques de 5 598 chercheurs français… rapport plein d’infos

Le rapport de cette enquête du consortium Couperin a été déposé sur HAL / Inrae début mars 2021. L’objectif était de connaitre les pratiques et les besoins documentaires des communautés de recherche dans les différentes disciplines et les différents types d’institutions. Plus de 5 500 chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs ou doctorants ont répondu à un questionnaire en ligne : 3 650 en STM (Science, Technologie, Médecine) et 1 247 en Sciences Humaines et Sociales, dont 46 % provenaient d’universités, et la plupart avaient entre 31 et 55 ans. L’intérêt du rapport est la sélection de verbatims choisi pour illustrer ce rapport de 60 pages. Il ne s’agit pas d’une analyse qualitative des verbatims. La lecture est facile, et il y a beaucoup d’informations, assez précises. Le rapport commence par 12 enseignements, et j’ai repris des extraits des messages principaux :

  1. Les portails documentaires des établissements sont utilisés, davantage dans le secteur SHS que dans le secteur STM mais des critiques sont formulées quant à la qualité et à la performance des systèmes mis en place.
  2. Les moteurs de recherche généralistes, Google en tête, constituent le principal mode de recherche d’information du chercheur.
  3. Pour accéder au texte intégral, les chercheurs privilégient par ordre de priorité : Google Scholar, les sites des revues, les archives ouvertes, les réseaux sociaux et Sci‐Hub.
  4. En cas d’indisponibilité d’accès à un document via le service de documentation, les chercheurs trouvent généralement une solution alternative.
  5. Le format PDF des documents reste et de loin, la forme privilégiée pour la consultation.
  6. L’accès simplifié à des ressources électroniques sous droit grâce à des extensions navigateur reste très confidentielle voire inconnue de la majorité des chercheurs.
  7. La plateforme ISTEX n’est pas encore implantée dans le paysage des ressources utilisées par les chercheurs.
  8. La recherche bibliographique repose principalement sur une démarche multi‐outils où Google Scholar tient une place prépondérante, néanmoins l’utilisation des bases WoS et Scopus est significative, ….
  9. Pour la gestion des références bibliographiques, Zotero est incontestablement l’outil de référence talonné par BibTex dans les sciences exactes.
  10. Les outils WoS et Scopus dans leur fonction d’analyse sont majoritairement sous utilisés.
  11. Le recours aux prestations proposées par le service de documentation reste une pratique marginale, celles‐ci sont mal connues ou inexistantes dans certains établissements.
  12. Les pratiques de recherche et d’analyse bibliographiques ne sont pas en évolution malgré la mise à disposition de ressources adaptées et spécialisées et l’apparition de nouveaux outils gratuits.
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