Bonne idée que celle de l’étude des citations d’un article rétracté par le NEJM, dans une lettre de JAMA Internal Medicine. Il s’agit de l’article rétracté en même temps que l’article controversé du Lancet sur l’inefficacité de l’hydroxychloroquine. La cause de la rétractation est l’impossibilité d’accéder aux données sources de Surgisphere pour vérifier les résultats. La plupart des chercheurs pensent qu’il y a eu fraude, mais nous n’en avons pas la preuve, et portent l’opprobre sur Lancet et NEJM qui ont eu des conduites vertueuses en rétractant vite. Combien d’articles de l’équipe D Raoult / IHU de marseille devraient être rétractés pour la même raison ? Tous ? Je ne sais pas.
Dans cet article du NEJM publié le 1 mai 2020 et rétracté le 4 juin 2020, intitulé ‘Cardiovascular disease, drug therapy and mortality in COVID-19’, il ne s’agit pas de l’hydroxychloroquine, avec pour conclusion ‘Our study confirmed previous observations suggesting that underlying cardiovascular disease is associated with an increased risk of in-hospital death among patients hospitalized with Covid-19‘. La note de rétractation précise bien le motif : accès impossible aux données sources. Au 12 août 2021, selon Google Scholar, l’article a été cité 1018 fois et la note de rétractation 243 fois.

Ce n’est pas la première fois qu’il est montré que des articles invalidés et rétractés sont cités sans mentionner la rétractation. Ces données sont très gênantes : il n’y a aucune raison justifiant la citation d’articles rétractés, sauf s’il s’agit de citer la note de rétractation pour des raisons explicites. Cette étude interroge les chercheurs, les relecteurs, les rédacteurs de revues et les institutions qui désirent développer l’intégrité de la recherche.
Nous avons décrit un logiciel qui dépiste les citations d’articles rétractés.



