Le partage des données d’essais cliniques doit être encouragé… il n’est pas assez rapide en médecine

Il existe beaucoup d’initiatives pour encourager le partage des données des essais, mais force est de constater que ce n’est pas suffisant. Sur ce thème, j’avais rapporté en juillet 2021 les opinions d’un responsable du groupe PLOS, dont cette remarque : De nombreuses études ont montré que les données simplement « disponibles sur demande » ne sont pas disponibles dans la pratique. Chez PLOS, nous travaillons avec les auteurs pour nous assurer que les déclarations génériques « données disponibles sur demande » ne sont pas une option dans les articles publiés, et nous implorons davantage de revues et d’éditeurs d’adopter une approche similaire. Sa position questionne en partie les recommandations ICMJE sur le partage des données, car elles ne sont pas assez incitatives.

L’article du 25 octobre 2021 (PLOS Medicine) de F Naudet et collaborateurs apporte de bonnes réflexions sur ce partage des données d’essais cliniques. Il tombe au bon moment car l’ICMJE actualise ses recommandations habituellement en décembre, et n’a rien changé depuis décembre 2019. Le partage des données est habituel dans d’autres disciplines comme la physique. En médecine, il permet des ré-analyses, des analyses ancillaires, des méta-analyses sur données individuelles des patients, et bien d’autres évaluations. J’ai déjà évoqué l’énorme plateforme Clinical Study Request, et d’autres initiatives intéressantes. L’ICMJE a des recommandations sur le ‘data sharing’. L’article de F Naudet mérite lecture attentive car il y a plein de bonnes réflexions. Je ne reprends que les points essentiels que j’ai traduits :

  • Le partage et la réutilisation efficaces des données issues des essais cliniques sont essentiels pour faire progresser les connaissances médicales et développer de meilleurs traitements.
  • Nous pensons que la politique de partage des données des essais cliniques de l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) est actuellement inadéquate.
  • Bien que les plans de partage des données contribuent à accroître la transparence, ils ne garantissent pas le partage des données et leur mise en œuvre est souvent inadéquate.
  • Nous pensons que l’ICMJE devrait adapter une politique plus forte sur le partage des données qui soit appliquée rigoureusement dans tous les membres de l’ICMJE et les revues affiliées.
  • Cette politique devrait inclure une forte composante d’évaluation pour garantir que toutes les données d’essais cliniques sont partagées, que leur valeur est maximisée et que les producteurs de données sont encouragés.

Allez lire le tableau 1 et j’ai emprunté le tableau 2 que je reproduis ci-dessous :

naudet 2 journal.pmed.1003844.t002

Partagez cet article sur les réseaux:
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles populaires

Archives mensuelles

Suivez-nous

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle

Tags

Vous pourriez aussi aimer