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Pandémie : hausse des publications et baisse de 18 % des articles non-Covid

C’est avec joie que j’ai découvert un bon article d’une équipe française dirigée par Alexandre Loupy (Paris Translational Research Epidemiology and Biostatistics Department, Université de Paris, INSERM, Hôpital Necker). Félicitons le premier auteur, Marc Raynaud. L’article intitulé ‘Impact of the COVID-19 pandemic on publication dynamics and non-COVID-19 research production‘ paru dans BMC Medical Research Methodology le 21 novembre 2021. Cette équipe a analysé, à partir de PubMed, tous les articles publiés par 10 revues prestigieuses entre le 1er janvier 2019 et l e 31 décembre 2020, soit 22 515 articles. Les 10 revues étaient : NEJM, Lancet, JAMA, Nature Medicine, BMJ, Ann Internal Medicine, Lancet Infectious Diseases, Lancet Global Health, Lancet Public Health et Clinical Infectious Disease. Le travail a été bien fait et ce sont 20 relecteurs qui ont extrait les données de 1 022 articles COVID-19 et 5 297 articles non-COVID-19. Ils n’ont inclus que des articles avec des données originales, à savoir articles de recherche, lettres et cas cliniques.

Voici la traduction des résultats du résumé : Une augmentation spectaculaire du nombre d’articles dans les revues générales a été observée de février à avril 2020,raynaud bmc med res method 1passant d’un nombre médian hebdomadaire de publications de 4,0 (IQR : 2,8-5,5) à 19,5 (IQR : 15,8-24,8) (p < 0,001), suivi d’un schéma de stabilité avec un nombre médian hebdomadaire d’articles de 10,0 (IQR : 6,0-14,0) jusqu’en décembre 2020 (p = 0,045 par rapport à avril). Deux stratégies éditoriales ont été observées : 1) les revues qui ont maintenu le volume des publications non COVID-19 tout en intégrant la recherche COVID-19, augmentant ainsi leur production scientifique globale, et 2) des revues qui ont diminué le volume des publications non COVID-19 tout en intégrant les publications COVID-19. Nous avons estimé à l’aide de modèles de simulation que la pandémie de COVID était associée à une diminution de 18 % de la production de la recherche non-COVID-19. Nous avons également constaté un changement significatif du type d’articles dans la recherche COVID-19 par rapport à la recherche non-COVID-19, illustré par une diminution du nombre d’articles originaux (47,9% dans les articles COVID-19 contre 71,3% dans les articles non-COVID-19, p < 0,001). Enfin, les articles COVID- 19 ont montré un nombre plus élevé d’auteurs, en particulier pour les cas cliniques avec une médiane de 9,0 auteurs (IQR : 6.0-13.0) dans les articles COVID-19, par rapport à une médiane de 4.0 auteurs (IQR : 3.0-6.0) dans les articles non-COVID-19 (p < 0.001).

Bravo car il s’agissait d’apporter des données probantes pour confirmer des hypothèses : c’est réussi !

De bonnes iconographies à consulter dans l’article (comme celle mise en avant et celle copiée ci-dessus), et un article dans Le Monde le 30 novembre 2021.

Je remercie Sandrine Cabut qui m’a signalé cette recherche

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