La composition des comités de rédaction des revues scientifiques reste parfois un mystère. Elle a été très étudiée pour avoir une diversité des membres de ces comités. Certains éditeurs veillent à un équilibre entre les sexes et y arrivent de mieux en mieux. Ils essayent aussi de varier les représentations géographiques, mais c’est plus difficile. Trop de comités de rédaction restent encore nord-américains, européens, et un peu asiatiques. Des parties du monde sont encore sous représentées dans les comités de rédaction.
La proportion des revues universitaires varie selon les pays, de 10/15 % à 80 %. Ces revues reçoivent souvent des aides de l’Université.
L’endogamie éditoriale au sein des revues universitaires
Cet article en accès ouvert a été publié par le Journal of Academic Ethics (revue hybride), qui appartient à Springer Nature et pas à des presses universitaires. Les deux auteurs ont le même patronyme mais deux affiliations différentes (Hannovre, Allemagne et Kiev, Ukraine). Cet article présente des données diverses et variées selon les pays.
Voici une traduction du résumé : L’endogamie éditoriale, c’est-à-dire la surreprésentation des chercheurs affiliés à l’institution hôte d’une revue dans son comité de rédaction, est un phénomène très répandu dans les revues universitaires (RU). Cette pratique est souvent influencée par les traditions institutionnelles, les ressources limitées, la 
Les stratégies ont des avantages et inconvénients
L’article est parfois brouillon et discute de nombreux points. C’est difficile pour une revue universitaire de composer son comité de rédaction. Les auteurs suggèrent qu’au moins la moitié des membres devraient être externes à l’université. Cela semble raisonnable. Mais doivent-ils être internationaux plutôt que nationaux ? Tout dépend des objectifs de la revue. Il existe des recommandations diverses dans ce domaine. Je reprends un paragraphe de l’article :
- Le Comité sur l’éthique de la publication (COPE) a appelé à la diversification des comités de rédaction et a introduit des lignes directrices sur les conflits d’intérêts éditoriaux, encourageant les revues à adopter des structures de gouvernance claires qui empêchent les biais institutionnels. Les recommandations de COPE soulignent la nécessité d’un contrôle éditorial indépendant, en particulier dans les cas où l’endogamie éditoriale soulève des préoccupations éthiques. Dans les cas où l’endogamie a conduit à des fautes professionnelles éditoriales, COPE a recommandé une restructuration du comité et des processus de sélection éditoriale transparents.


