Les rédacteurs des revues scientifiques ne déclarent pas leurs liens d’intérêts, mais les exigent des auteurs

Les revues scientifiques ne sont pas assez transparentes sur les liens d’intérêts des membres des comités de rédaction, et sur leurs sources de revenus (dont les tirés à part). C’est un plaidoyer proposé par 4 leaders en intégrité dans le BMJ en septembre 2020. Cet article d’opinion a deux pages avec le titre ‘Mandatory disclosure of financial interest of journals and editors‘, et un sous-titre ‘Les revues médicales doivent être aussi transparentes que ce qu’elles exigent des auteurs. Ils ont fait une petite enquête auprès de revues médicales prestigieuses, et de revues déclarant adhérer à l’ICMJE, et voici le tableau de l’article (COIs for Conflicts of Interest) :

cois editors

Clair : les revues traquent les auteurs pour qu’ils déclarent leurs liens d’intérêts, mais les liens du rédacteur en chef et des comités de rédactions sont rarement accessibles. Dans le top médical, seul le BMJ et les Annals of Internal Medicine nous informent sur les liens des rédacteurs. Les mégarevues en accès libre (PLOS, Scientific Reports, BMJ Open) font mieux car elles font appel à des rédacteurs externes dont les noms apparaissent avec les articles. Leurs liens d’intérêts sont souvent accessibles.

Un autre lien d’intérêts des revues est de connaître les revenus industriels et les revenus des tirés à part. Il existe des données anciennes. Quelques autres références dans l’article. Que dire des liens non financiers des rédacteurs des revues ? Combien de décisions de rédacteurs sont influencées par des amitiés ou inimitiés avec les auteurs ?

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