Un truc étrange : pourquoi nous avons des centaines de systèmes de références alors que 3 ou 5 seraient bien suffisants

Depuis environ 40 ans, c’est un questionnement qui revient périodiquement, et rien ne se passe. Lorsque nous soumettons un manuscrit, il faut se plier à des exigences nombreuses pour mettre les références en forme. Les habitudes varient entre les disciplines. Par exemple, dans certains domaines des sciences sociales, ce sont des notes en bas de page qui contiennent, voire commentent, les références. Dans le domaine biomédical, il n’y a pas de notes de bas de page, et les références sont listées en fin d’articles. apa stylePour dactylographier, pour citer des références, de nombreux systèmes existent avec ou sans numérotation, avec ou sans citation des premiers auteurs dans le texte, etc…  Chaque revue, chaque éditeur a ses manies et exigent que les auteurs suivent les recommandations…

Heureusement des logiciels pour aider les auteurs existent, et les revues les acceptent le plus souvent (pas toujours).

Dans une courte note de European Science Editing, DJ Rozell, Department of Technology and Society, Stony Brook University, NY, USA, reprend cette problématique en février 2022. Cette diversité des ama stylesystèmes de références est une faiblesse de la publication académique.

Si les éditeurs, les sociétés savantes de rédacteurs (EASE, CSE, WAME, ) pouvaient s’entendre, tout serait plus simple et nous aurions 3 à 5 systèmes de références dont APA, Vancouver, NLM, etc… Il est illusoire d’avoir un système commun entre les sciences dures et les sciences molles, mais un seul système pour chaque domaine de recherche serait bien.

Dans son livre de 1986 (je l’ai !) et dans une publication du bulletin de EASE, Maeve O’Connor avait signalé ce problème, en listant environ 250 systèmes différents d’appels de références… Rien de neuf et rien n’a bougé en 40 ans…  Rendez-vous en 2050 ?

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4 commentaires

  • Rien n’a bougé en 40 ans, ou alors ça s’est empiré ! Quand on jette un coup d’œil à la liste des styles que l’on peut charger dans Zotero, ça fait un peu peur. Même en se limitant au domaine médical et en excluant les doublons (voir : https://www.zotero.org/styles?fields=medicine&dependent=0).
    De plus, les différences sont souvent minimes (Issue Number ou Volume en gras ou non, une virgule par ci ou un point-virgule par là…).

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  • Si, il y a quand même des nouveautés dans les bibliographies depuis 40 ans. Les principales sont l’indexation par les DOIs et l’hypertexte, qui sont à elles seules des petites révolutions. On ne pourrait plus s’en passer à présent.

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  • Ah oui ! je confirme en ajoutant à la liste
    les références des maisons d’édition, celles de l’Education Nationale, celle de la Psycho ( qui a longtemps fait référence), celle du site Cerise de Jussieu, (largement rénové), celles des revues à éditeur faiblement connu ou indépendants, soit une anarchie préjudicables à ceux qui savent à quoi sert une biblio…. et je parle pas de la logique, c’est-à-dire des exigences de contenu !

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