Quand les encadrants s’emparent du travail des jeunes chercheurs : à lire d’urgence

Attention : ne pas généraliser sans plus d’informations, mais le problème existe !

Je n’avais pas encore eu le temps de lire ce livre mais quand je l’ai ouvert, je ne l’ai plus quitté, comme un polar !! Bien écrit, c’est la description détaillée du parcours de quelques doctorants sur de longues périodes (plusieurs années), et quelques données d’une enquête (2000 réponses). Passionnant oui, réaliste encore plus, affligeant !! Je reprends quelques phrases du site présentant le livre : De retour d’un terrain, Laurine repousse les mains de son directeur de recherche, un géologue influent qui n’apprécie pas qu’on lui tienne tête et fera tout pour détruire sa carrière. Dans son laboratoire de biochimie, Baptiste se fait exploiter et insulter par son encadrant de thèse, un homme sanguin, homophobe et raciste. À l’autre bout de la France, Sarah, doctorante en anthropologie non rémunérée, essaie de survivre malgré le caractère imprévisible de sa directrice, la violence de l’administration, la perfidie de certains collègues et la détresse de ses amis. Sur ce même site, les 31 premières pages sont en lecture libre : allez-y.

Il y a tous les comportements classiques des encadrants des thésards… avec des comportements combesincroyables de harcèlement moral ! Il y a même l’histoire d’un suicide. Les publications sont évoquées, les auteurs frustrés, le publish or perish…  J’ai déjà entendu certains témoignages de ce type… Ces témoignages sont anonymes.. Eh oui, l’omerta du corps professoral existe et est bien décrite dans ce livre. Il y a quelques cas d’intégrité décrits dans ce livre. notamment les vols de données par des encadrants, des plagiats, etc…

Des citations : Peu après ma soutenance, Michel a tenté d’interdire la publication de ma thèse en ligne en m’accusant de plagiat. Une enquête interne de l’université a donc été lancée contre moi mais j’ai fini par avoir gain de cause (page 94).

En public, un directeur de recherche : Vraiment, c’est dur de trouver des gens compétents. Elle par exemple, dit-il en désignant une jeune femme au loin, c’est une bonne à rien. Si elle est là, c’est parce qu’elle a couché avec le chef d’équipe (page 138).

Un doctorant qui fait des heures en restauration rapide décrit bien sa situation, et il note l’empathie de son manager ; il termine : la restauration rapide est moins précaire qu’un contrat doctoral (page 154).

Vous pouvez suivre le compte twitter savoir ce que fait Adèle Combes, pour avoir des informations sur ce mouvement, entrer en contact avec des collègues. Je vous rappelle l’excellente BD Carnets de thèse. J’ai emprunté le titre du billet au journal Le Monde pour un article du 26 janvier 2022 intitulé : ‘Plagiat, vol, appropriation de thèses… quand les encadrants s’emparent du travail des jeunes chercheurs‘. Bon article qui pose bien le problème.

Partagez cet article sur les réseaux:
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles populaires

Archives mensuelles

Suivez-nous

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle

Tags

Vous pourriez aussi aimer