Inquiétant ou pratiques très répandues et acceptées ??? L’idée est simple et une recherche apporte des arguments de réponses : quels sont les incitatifs offerts pour relire des articles à la demande de revues scientifiques à comité de lecture ? Cet article a été publié par Accountability in Research en janvier 2025 et le premier auteur est connu et fiable (David Moher).
Peer-review : Que gagne le relecteur ? Que gagne l’éditeur ? Un jeu perdant/gagnant ?
Nous avons traduit (DeepL) et adapté le résumé : Les relecteurs jouent un rôle essentiel en aidant les revues à continuer à publier. Pour comprendre les récompenses et les incitations offertes aux relecteurs, nous avons évalué ce que les revues
/éditeurs ont offert à un relecteur dans le domaine de la biomédecine sur une période d’un mois (juin 2023). Après avoir reçu 88 invitations pour relire des articles, nous avons constaté que les incitations étaient minimes. Elles comprennent l’accès au matériel de formation à l’évaluation pour les relecteurs de la revue/de l’éditeur, la réduction des frais de traitement des articles pour les futures soumissions d’articles et l’accès gratuit au site web de la revue/de l’éditeur. En fonction du taux d’acceptation (30 % ou 50 %) des recommandations de publication de l’article, l’évaluation par les pairs de cet échantillon pourrait générer entre 897 000 et 1,45 million de dollars américains sur une base annuelle. Toutefois, une part minime, voire nulle, de ces revenus est partagée directement ou indirectement avec les pairs évaluateurs. En l’absence quasi totale de réciprocité dans le processus d’évaluation par les pairs, les revues et leurs éditeurs doivent promouvoir et établir davantage de réciprocité dans un système qui les favorise actuellement de manière disproportionnée. Cette étude est une perspective anecdotique de l’expérience d’un relecteur au cours d’un seul mois. Bien qu’anecdotiques, ces résultats mettent en lumière des questions relatives à l’équité et à la durabilité du système d’évaluation par les pairs. Nous encourageons les autres à développer ce que nous avons fait et à inclure des enquêtes plus empiriques.
Comment assurer une reconnaissance de ce travail de l’ombre ?
L’article est bref, avec un tableau sur les données principales, reprises dans le résumé ci-dessus. Il apporte surtout de bonnes réflexions sur le système, en précisant que les congrès sur le peer-review existent depuis bientôt 30 ans, et que les relectures sont une activité dont nous avons besoin. Les relecteurs en tirent des bénéfices personnels sans avoir de reconnaissance. L’évaluation est estimée entre 3 et 6 heures de travail, ce qui est raisonnable. Souvent un peu plus ?
J’ai publié beaucoup de billets sur les dérives du peer-review. Une évaluation l’a comparé à une donation de 1 milliard de dollars par an ! Dans mon titre, je cible les actionnaires des grands éditeurs dont les données financières sont connues, mais n’oublions pas les escrocs qui sont ces propriétaires privés d’éditeurs qui ne publient aucune données financières.
En fin d’article, les auteurs expliquent : Il existe enfin une dynamique sérieuse pour repenser l’évaluation de la recherche. La Déclaration sur l’évaluation de la recherche (DORA) et la Coalition for l’évaluation de la recherche (CoARA), deux organisations mondiales, devraient devraient envisager de jouer un rôle de leader en ce qui concerne la valeur essentielle de l’évaluation par les pairs en tant que meilleure pratique communautaire en matière de promotion et de recrutement. Les auteurs sont positifs et je les rejoins, mais est-ce de la naïveté ?
Est-ce que nous pourrons valoriser le peer-review avant que l’Intelligence Artificielle ne s’en charge ?
PS : Je remercie David Moher




