La pression monte aux Etats-Unis depuis la prise en main de l’administration Trump dans tous les domaines, y compris la science. Je croise fréquemment des collègues ayant des commentaires sur la chasse aux sorcières en Amérique du Nord.
Des articles supprimés des sites des journaux scientifiques
Voici un exemple précis et une résistance de l’auteur. C’est rapporté par la lettre quotidienne de RetractionWatch (13 février). C’est un article du 10 février 2025 dans The Atlantic. Histoire qui se répète comme nous l’avons décrit pour les CDC.
C’est l’histoire d’un article qui a disparu d’un site d’une agence fédérale qui publie PSNet, the Patient Safety Network : On January 31, however, the authors of that paper received a notice that their peer-
reviewed article had been struck from the PSNet website. Apparently, it violated Executive Order 14168, “Defending Women From Gender Ideology Extremism and Restoring Biological Truth to the Federal Government,” signed by Donald Trump on his first day in office. Dans l’article, à propos des risques de suicide, il y a la phrase qui tue : “High risk groups include male sex, being young, veterans, Indigenous tribes, lesbian, gay, bisexual, transgender, queer/questioning (LGBTQ).” PSNet a été ensuite informé qu’il pouvait remettre l’article en ligne à condition d’enlever les phrases visées, ce que l’autrice a refusé !
Des centaines de sites, de publications sont concernés, en particulier les CDC. L’article explique que des centaines de chercheurs sont en train d’archiver, de sécuriser leurs données sur des serveurs. Il y a beaucoup de protestations, de résistance, etc… mais But bigger groups such as the American Medical Association and the American Association for the Advancement of Science remain on the sidelines.
Résister ? Ne rien faire ?
Nous avons évoqué ce sujet dans un billet : dans le JAMA, S Woolf nous dit que le silence n’est pas une option. Dans le NEJM du 12 février 2024, un article intitulé ‘The consequences of silencing the Voice of the CDC‘. Inquiétant.. Pour en savoir plus, la C4DISC (Coalition for Diversity and Inclusion in Scholarly Communications) a publié un excellent billet sur Scholarly Kitchen.

