C’est un message qui ne plait pas à certains mâles aux cheveux blancs, mais il existe pas mal de données concordantes. Cet article dans The Conversation le 5 mars 2025, par des auteurs français fiables, permet de vulgariser les résultats d’une belle étude publiée dans QSS.
The Conversation : Les auteurs résument les données
- les publications signées par un seul auteur, quel que soit son genre, ont un niveau de rétractation plus faible que les publications à auteurs multiples ;
- pour les publications à auteurs multiples (mixte et non mixte), les raisons qui justifient la rétractation des publications signées par des équipes dirigées par des femmes diffèrent de celles qui justifient la rétractation des publications signées par des équipes dirigées par des hommes.
- dans le cas des publications à auteurs multiples, soit aujourd’hui plus de 8 publications sur 10, les publications signées par des équipes mixtes (homme-femme) dirigées par un homme ont un risque de rétractation plus élevé que celles signées par des équipes mixtes dirigées par une femme.
Voici le résumé de l’étude de QSS : This study investigates the impact of gender diversity on the retraction of scientific publications. Analyzing a random sample of one million publications, covering 2,645,304 authors, alongside retraction data from RetractionWatch (39,709 publications), we identify key factors influencing publication retractions. Findings indicate that mixed-gender teams are more likely to face retractions than all-male or all-female teams, while individual authors are less prone to retractions. Larger research teams have a lower risk of retraction, whereas medium-sized teams (3-10 authors) experience increased risk. A close look at the reasons associated with retractions reveals some notable differences: male-led publications are often retracted for serious ethical violations, such as data falsification and plagiarism, while female-led publications primarily face procedural errors and
updates in rapidly evolving fields. Promoting women to positions of responsibility in mix-collaborations may not
only advances gender equity but also the accuracy of the scientific record.
Je reprends ci-dessus la figure 2 de l’article montrant la proportion de femmes dans chaque discipline, la moyenne, toutes disciplines confondues étant de 31 %… je vous laisse interpréter.
C’est clair : plus de femmes et la science est de meilleure qualité ?
Les mouvements américains actuels tendant à limiter le DEI (Diversity, Equity, Inclusion) dans la science ne vont pas dans le bon sens ! Si vous regardez l‘échelle de Retraction Watch des chercheurs ayant le plus de rétractations, je vous suggère de chercher les femmes…
Une autre étude m’a beaucoup étonné, à savoir l‘ordre des auteurs quand il y a la mention ‘equally contributed’ et que les deux auteurs sont un homme et une femme : qui est le premier ?
Merci à François Dievart
Je connais les auteurs (note du 11 mars)

