Plus de 50 % des études précliniques ne sont pas reproductibles, et 28 milliards de dollars sont gaspillés annuellement aux USA

irreproducibilityLa non reproductibilité des études fondamentales et des études animales est un problème important avec des coûts majeurs et des conséquences sur les malades qui espèrent des traitements. Cet article du 9 juin 2015 dans PLOS Biology fait très peur : « The economics of reproducibility in preclinical research« . Il récapitule d’abord les données de non reproductibilité d’expérimentations précliniques documentées sur de larges échantillons. Nous avons analysé certaines : pour Amgen, 89 % de non-reproductibilité sur 53 manipulations ; pour Bayer Healthcare, 78 % (n = 67) ; pour étude Vasilevsky 54 % (n = 278) ; pour étude Hartshome 51 % (n = 257) ; pour Glaziou 51 % (n = 80)

Voici la conclusion simplifiée : Les taux de reproductibilité de la recherche préclinique vont persister. Nous ne pouvons plus ignorer cela car les conséquences et les coûts sont trop importants. Des thérapies sont retardées, les budgets de recherche sont limités, et les coûts de développement des médicaments augmentent. Améliorer la reproductibilité demeure une pierre angulaire essentielle pour résoudre chacun de ces défis. Il n’y a pas de réponses faciles à ce problème. Il faudra du temps, des ressources et surtout une collaboration entre les divers intervenants. Des millions de patients attendent des traitements qui doivent être correctement évalués en préclinique. Les avantages à long terme seront supérieurs aux coûts.

Nous avons vu le 18 mai 2015 que 39 études sur 100 en psychologie étaient reproductibles, d’après une recherche monumentale, que l’on ne peut que croire…..

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2 commentaires

  • Bonjour,
    En janvier 2014, Francis S. Collins a déclaré qu’il est très inquiet de la non reproductibilité en recherche clinique/biomédicale. Il a présenté quelques mesures au niveau du NIH pour améliorer la reproductibilité. Une discussion intéressante dans cet article de Nature News:
    Policy: NIH plans to enhance reproducibility
    http://www.nature.com/news/policy-nih-plans-to-enhance-reproducibility-1.14586
    Le 9 juin 2015, le NIH a publié un document intéressant qui en attente d’approbation par la Maison Blanche et le Management and Budget (OMB).
    le texte est accessible à l’URL:
    Enhancing Reproducibility through Rigor and Transparency
    http://grants.nih.gov/grants/guide/notice-files/NOT-OD-15-103.html#sthash.IUZx3ZPp.dpuf
    Très cordialement,
    Seraya Maouche

    Répondre
  • Article toujours très pertinent, cependant il est peut être un peu risqué de comparer directement la non-reproductibilité des études pré-cliniques en développement de molécules et autres et celles psychologie.
    Même si il ne faut pas nier qu’il y des gros problèmes de puissance stat en psychologie expérimentale, les budgets alloués pour ces types d’études sont ridicules / à des budgets biomedicaux.
    Donc ces problèmes de reproductibilité sont peut être similaires mais n’ont pas les mêmes causes en fonction des disciplines. Il y a aussi d’autres causes disciplino-dépendant comme la dépendance culturelle de certaine hypothèses/résultats en psycho, et donc des haut taux de reproductibilité difficilement atteignables…
    Cordialement,
    P.Bernard

    Répondre

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