COVID-19 : la bagarre pour publier vite n’est pas acceptable car de mauvais articles sont diffusés aux journalistes et patients

A qui reviendra la palme des plus mauvais articles sur COVID-19 ? Est-ce à l'équipe de D Raoult à Marseille ? Je ne sais pas ! Le 20 janvier 2020, j'ai évoqué la compétition entre les revues prestigieuses. Tout s'accélère : est-ce pour le bien de la science :

  • à la date du 18 mars 2020, il y a 615 preprints en ligne (451 sur medRxiv, et 164 sur bioRxiv) ;
  • un article de The Scientist (17 mars) nous explique que les reviewers sont surchargés, que le NEJM reçoit 40 manuscrits par jour sur ce virus, reviewés en 24 heures, pour en accepter 2 % ;
  • le South China Morning Post, parmi ses très nombreux articles sur le Coronavirus, revient sur les mises en open access de ces articles qui ne semblent pas automatiques ; le mot clé coronavirus liste des articles intéressants pour le grand public ;
  • l'ASM (American Society for Microbiology) héberge de nombreux articles dans ses 18 revues, comme Journal of Virology ;
  • je ne sais pas si la chloroquine, l'hydroxychloroquine, l'azithromycine vont traiter cette maladie comme le laisse penser l'International Journal of Antimicrobiol Agents, et je souhaite que cela marche ; mais par contre les manipulations au sein de cette revue sont probables, et ne doivent pas convaincre tous les infectiologues. Je suppose que les données sources ont été communiquées à la firme qui commercialise ces produits, et aux autorités de santé.*

Au sein d'International Journal of Antimicrobiol Agents, existe-t-il des conflits d'intérêts entre Antimicrobiolauteurs et le rédacteur en chef, voire des reviewers ; je ne sais pas comment les reviewers travaillent si vite…

  • Cette revue est aux mains d'un grand publiant, le professeur D Raoult de Marseille, grand publiant car sur PubMed (18 mars 2020), il a 1 802 publications avec l'entrée 'Raoult, Didier[Author]' (pour 2012, il a publié 191 articles)** ; avec d'autres bases, et en éliminant les doublons, le chiffre est supérieur ; c'est admirable et d'autres pensent que c'est un bon exemple pour les étudiants ; ses collègues infectiologues, comme le rédacteur an chef du NEJM avec 147 articcles sur son CV, sont de petits joueurs…
  • Je conseillerai volontiers à la CME des hôpitaux de Marseille, à l'Université de Marseille de se pencher sur ce cas de publications multiples, et de me dire comment cela est possible ; mais entre pairs, on préfère se congratuler ;
  • Cette revue est bourrée, au 18 mars 2020, d'articles sous presse sur le Covid, dont certains de l'équipe marseillaise :
    • 4 mars : Chloroquine and hydroxychloroquine as available weapons to fight COVID-19, un article dans la rubrique Hot Topic, avec JM Rolain, rédacteur en chef comme deuxième auteur, P Colson, rédacteur de la revue comme premier auteur, JC Lagier, rédacteur de la revue comme troisième auteur, et DR comme corresponding author ;
    • 7 mars : un éditorial en 5 langues (français, anglais, italien, chinois traditionnel et chinois simplifié) pour annoncer un numéro spécial ; son titre : Covid-19 therapeutic and prevention, avec DR comme premier auteur et JM Rolain, rédacteur en chef comme dernier auteur ; que le rédacteur en chef soit auteur d'un édito, c'est acceptable ;
    • 12 mars : un article de recherche intitulé : New insights on the antiviral effects of chloroquine against coronavirus: what to expect for COVID-19? avec 4 auteurs, dont le rédacteur en chef, un rédacteur de la revue et DR ;
    • 13 mars : un autre article avec 5 auteurs, dont bien sûr Colson, Rolain et DR avec pour titre : Teicoplanin: an alternative drug for the treatment of coronavirus COVID-19?
    • 17 mars : un article qui est pour l'instant sur le site de l'IHU de Marseille : Gautret et al. Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID‐19: results of an open‐label non‐randomized clinical trial. International Journal of Antimicrobial Agents – In Press 17 March 2020 – DOI : 10.1016/j.ijantimicag.2020.105949 ; ils y sont tous avec 18 auteurs pour 20 malades traités ;
    • ce dernier article me semble prématuré, même si je souhaite vivement que ces traitements marchent ; j'ai lu des commentaires virulents sur cet essai ; j'ai vu à la télé la prudence des commentaires des confrères infectiologues devant une étude ouverte de 20 malades…  si c'est si fantastique, le NEJM aurait dû l'accepter….  Qu'en pensent les sociétés savantes ? Ne serait-il pas utile de faire de la recherche clinique avec des méthodes de qualité, plutôt que de publier vite un article qui sera un excellent exemple de ce qu'il ne faut pas faire ?

* Phrase ajoutée le 21 mars

** Nombres mis à jour le 21 mars suite au commentaire de MaoTseTongue que je remercie

PS : il existe des données montrant que les reviewers favorisent les copains.

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20 commentaires

  • Voici une réaction de sociétés savantes :
    Chers collègues,
    Vous êtes nombreux à nous avoir interpellé suite à la diffusion du message évoquant des résultats préliminaires encourageants pour le traitement des patients COVID-19 par hydroxychloroquine +/- azithromycine.
    Nous tenons à préciser que ces résultats semblent trop préliminaires pour justifier l’utilisation large de ces traitements à ce stade, compte-tenu de la balance bénéfices/risques, possiblement défavorable.
    De nouveaux essais cliniques doivent démarrer, pour permettre de mieux répondre à cette question cruciale, afin de proposer à nos patients des traitements dont l’efficacité et la tolérance auront été mieux documentées.
    En vous souhaitant à tous bien du courage !
    Pierre Tattevin Albert Sotto Yazdan Yazdanpanah
    SPILF CMIT Reacting

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  • Il faut bien dire néanmoins que les circonstances sont très particulières.
    Le public a plutôt tendance à penser, et les communicants médiatiques et politiques à dire, que les choses ne vont pas assez vite.
    « On cache des choses », « on ne décide pas assez vite », « on tarde trop pour engager les actions utiles »…
    Bref, les très sérieux problèmes d’excès de publications, de travaux précipités, de marchandisation éditoriale, de qualité scientifique insuffisante, ne doivent sans doute pas être estimés à l’aune de ce que provoque le Covid19.
    Cela pose avec acuité, car de manière très concrète, une question clé : ne doit-on pas scinder la littérature scientifique en domaines réglementairement bien distincts ? C’est à dire autoriser une « para-littérature » explicitement conjecturale qui soit totalement dissociée des éditions véritablement valides ? Autrement dit, cela reviendrait à attribuer le label « Edition scientifique » à un groupe très défini de revues, et donner très officiellement aux autres des labels bien réglementés (« cru bourgeois », « cru bourgeois supérieur », « IGP »…) ?

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  • Pourquoi l’essai contrôlé randomisé en cours ne comprenait pas un bras avec la chloroquine? Rappelons qu’il existe 4 bras : Remsdésivir, Kalétra, Kalétra + Interféron, Soins habituels . Pourquoi privilégier l’antiviral de Gilead , probablement très coûteux et aux effets indésirables inconnus? Y a-t-il des conflits d’Intérêt avec ce laboratoire parmi le investigateurs? Il me semble utile de se poser ces questions . Bravo pour votre travail ,très utile pour les médecins qui analysent la littérature médicale pour l’expertise généraliste dans les DPC .

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  • Puisque nous avons peurs des potentiels effets secondaires de la chloroquine à ce jour , que pensez (en attendant d’en savoir plus sur la chloroquine) , de se traiter avec de l’azithromycine seule , Prévenir les pneumonies et avoir un effet antiviral non compris mais prouvé , c’est mieux que rien ?

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  • Bonsoir Mme Rouche,
    merci pour votre commentaire, mais je n’ai pas la compétence pour vous répondre. Il faut voir chaque cas et les médecins doivent juger. Je comprends que l’on puisse prescrire certains médicaments, en attendant les preuves… Mais soyons clairs : ils n’existe pas de preuves comme le fait croire DR !
    Cordialement

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  • Monsieur Maisonneuve vous vous trompez de terrain. L’article controversé du professeur Raoult qui me semble être à l’origine de votre billet n’est pas un article scientifique au sens où vous l’entendez. C’est un article politique. Je pense que le professeur Raoult avait bien compris que les sommes engagées sont considérables – ainsi que les pressions – et que des molécules aussi peu chères que celles proposées n’avaient aucune chance d’être prises en compte (et lui écouté). Je pense que DR sait très bien ce qu’est un article scientifique – il a vraisemblablement plus de publications que vous tous réunis – mais là n’est pas la questions sur celui-là.
    En ce qui concerne la balance bénéfices/risques défavorable, je serai curieux de connaître la formule de calcul. Ne met-on pas face à face une courbe exponentielle de décès/formes sévères vs effets secondaires de médicaments déjà utilisés ? Bien sûr rien n’est prouvé scientifiquement mais avec un raisonnement par ‘absurde tout simple, s’il est prouvé dans 10 jours que cela ne fonctionne pas, quels risques ? Et si ça marche, quels bénéfices ?

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  • @ Yann Chevalier
    Appliquez votre raisonnement à des gélules homéopathiques et il fonctionne aussi bien. Prenez du coronavirum en 17 CH cela ne coûtera pas cher. Peut-être que dans 10 jours on verra que cela ne marche pas. Mais de toute façon on a rien d’autre. Vous nous faites réviser le pari de Pascal ?
    Oui, Didier Raoult a plus de publications que tout le monde réuni, mais que signifient des chiffres de 180 à 300 publications par an ? Est-il raisonnable, est-il acceptable sur le plan de la déontologie de communiquer par vidéo avec le grand public et non de faire valider par ses pairs ? Est-il admissible, alors que pour tout un chacun DR est membre du conseil scientifique qui a été mis en place, de constater ici https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/covid-19-_conseil-scientifique-covid-19 qu’il était absent excusé des deux premières réunions du conseil et absent non excusé de la troisième, alors que dans le même temps il publie vidéos sur vidéos et signe article sur article ?
    Peut-être que les traitements hydroxychloroquine / azithromycine seront-ils, in fine, validés mais la déontologie médicale ne sortira pas grandie de cette affaire.

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  • Le lien que l’article donne pour indiquer que le professeur Raoult a publié 3165 articles ne recherche pas par auteur mais par mot clé.
    Je trouve 53 publications dont l’auteur est Didier Raoult et le journal «International Journal of Antimicrobial Agent».
    Le lien vers la page de résultats pour la recherche en question :
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=%28Raoult%2C+Didier%5BAuthor%5D%29+AND+%28%22International+journal+of+antimicrobial+agents%22%5BJournal%5D%29&sort=
    Procédure pour reproduire la recherche pour vérification :
    1. Se rendre sur : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/ ;
    2. Cliquer sur Advanced ;
    3. Dans la liste déroulante sous « Add terms to the query box » choisir Author ;
    4. Dans le champ de texte à proximité écrire Raoult puis sélectionner Raoult, Didier ;
    5. Cliquer sur le bouton Add ;
    6. Adapter les étapes 3 à 5 pour chercher le Journal «International Journal of Antimicrobial Agent» ;
    7. Cliquer sur le bouton Search.

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  • Arrêtons avec nos principes de précautions en période de Guerre. Il est urgent de ne pas attendre et de revisiter le pari de Pascal . Je suis désolé mais je préfère traiter et sauver des vies et changer d’options s’il le faut que de ne rien faire.
    Amis de la science merci.

    Répondre
  • Vous êtes […] ou vous le faites exprès de vous ridiculiser dans cette affaire.
    Sincèrement, lorsqu’on ne sait même pas faire une recherche biblio, on ne s’amuse pas à se mesurer à un chercheur qui a un h-index de 175. OUI, 175 !!!! Didier Raoult que tout le monde se plaît à brocarder car il a troqué son statut de pionnier de la génomique et bioinformatique pour son humble blouse de médecin qui veut VITE sauver des vies est bien le chercheur français en « biologie » le plus CITÉ donc le plus actif de France et l’un des plus grands de la planète.
    Mais… il n’est pas PARISIEN, il n’est pas sur les plateaux télé… SHOCKING
    Alors on va vous donner la main puisque vous êtes handicapé : https://scholar.google.com/citations?hl=en&user=n8EF_6kAAAAJ

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  • Bonjour,
    merci pour votre commentaire sur le h-Index. Vous avez le droit de mesurer la quantité de publications, alors qu’il serait plus intéressant de mesurer la qualité. Le h-Index n’a jamais évalué la qualité des chercheurs.
    Je respecte votre opinion dans un contexte où personne ne sait prédire l’avenir.
    Cordialement

    Répondre
  • Non mais c’est bon, arrêtez de couiner maintenant que la chloroquine a été incluse dans l’essai européen…DR va peut-être arrêter de jouer la victimisation

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  • Le groupe malade traité avait inclu 26 malades.
    On les compare à 16 malades non traités pour refus ou provenance d’un autre centre
    Stupeur méthodologique : on retire de la comparaison 6 patients TRAITES pour arrêt du traitement.
    Un perdu de vue
    Un pour troubles digestifs attribués à l’HCRQ mais qui peuvent aussi être des signes de covid.
    Un qui meurt
    Trois aggravés et admlis en réanimation.
    Outre qu’on ne sait rien de la comparabilité des groupes de plus non tirés au sort, on enlève ceux qui s’aggravent alors qu’aucun du groue non traité ne s’aggrave.
    Moi je ne trouve pas ça honnête, c’est du poker et de la précipitation, depui sle telps ils auraient pu faire une étude propre et on saurait mieux.
    Mais il est vrai que l’exponentielle des morts presse.
    Pendant ce temps des politiques disent que ça marche parce qu’ils en ont pris et qu’ils vont mieux.
    Comme mon voisin qui a pris de la céphalosporine pour son angine virale qui a guéri. C’st bien la preuve.
    La virologie et l’essai clinique ce n’est pas pareil.

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  • D’origine italienne et donc très touché :
    Une question, votre enfant est aux urgences pour une grave pneumonie causé par Covid-19 et vous lisez ceci pour les effets secondaires. Vous faites quoi, vous le laissez crever ou vous tentez le tout pour le tout et vous vous dites que si on l’avait testé avant et qu’il avait reçu son traitement plus tôt vous n’en seriez pas là. ???
    Le rapport risques/Bénéfices ….
    Wikipédia, et compendium
    Doses toxiques pour l’homme
    La dose toxique pour l’homme est de 400 mg/j (ou 6,5 mg/kg de poids corporel idéal) en traitement long60, c’est-à-dire après cinq ans, ou à la suite d’une dose cumulée d’un kilogramme était considéré comme la dose sûre en termes de toxicité oculaire pour un adulte moyen, mais il est apparu que la toxicité de l’hydroxychloroquine n’est pas dose-dépendante mais plutôt liée à la dose cumulée totale, et à la durée du traitement. Selon le modèle animal, toutes les couches de la rétine sont endommagées, mais les cônes et bâtonnets le sont le plus.
    Des preuves récentes plaident pour une toxicité rétinienne plus élevée qu’on le pensait. La prévalence d’effets toxiques rétiniens serait en moyenne en Corée du Sud de 2,9 % pour les traitements rhumatologiques91, mais de 7,5 % au Royaume-Uni pour les traitements non paludéens de long terme, et selon la dose cumulée, elle y augmente de 20 à 50 % après vingt ans de traitement (étude basée sur 2 361 patients). Au Royaume-Uni, le Royal College of Opthalmologists a produit un formulaire de référence récent et des lignes directrices (depuis 2018) aidant les médecins à identifier les patients à haut risque et nécessitant un dépistage rétinien approfondi92. La dose est à ajuster au poids du patient93, à partir d’algorithmes ad hoc et de calculateurs [archive]60,93, mais selon l’algorithme, les résultats diffèrent ; les femmes, moins lourdes que les hommes, sont exposées au surdosage (vers 2010, 16 % à 98 % d’entre elles étaient dans la plage toxique et 12 %–56 % des patients des États-Unis étaient surdosés)94,95,96,60.
    Remarque : Certaines cellules de l’œil concentrent la molécule ; y compris in utero (si la mère est traitée par de la chloroquine)
    ECT…ect Le lien ci dessous
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroxychloroquine#Doses_toxiques_pour_l%27homme

    Répondre
  • Madame Margiotta Roberto,
    je comprends vos questionnements, mais je n’ai pas la compétence pour répondre sur un cas particulier. Je vous suggère surtout de faire confiance aux professionnels de santé qui prennent en charge des patients. Ils savent apprécier les cas particuliers
    Coridalement

    Répondre
  • Bravo pour cette analyse.
    J’ai fait une analyse similaire et sans verifier chaque publication pour être sur que c’est le même DR – j’ai calculer que depuis son première publication en 1979 il a publié, en moyen, entre 44 et 70 publications par an ! C’est à dire environ un par semaine et pour certaines années, comme 2012 il a publié presque 4 articles par semaine !
    Je ai du mal a croire qu’il pourra respecter les recommendations du ICMJE pour auteurs en publient autant. Quand est-ce qu’il a le temps de faire la recherche, traiter ses patients et au moins participe à la rédaction des articles !
    Cette étude publié dans International Journal of Antimicrobiol Agents est une bonne example de ceux qu’il ne faut pas faire, pour les cours sur les essais cliniques. Laissons à côté le fait que l’étude n’était pas randomisé, il y a 6/26 patients exclus des analyse et parmi eux, 4 ont eu les évènements qui devraient être considerer comme ‘serious adverse events’, et a eu un ‘adverse event’ (nausée), qui est connu pour cette traitement.
    J’espère que les bonnes essais cliniques qui sont en train d’être réaliser vont nous donner les réponses sur les benefits – risques de ces traitements.

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  • DR aurait dû faire les choses correctement (aux standarts internationaux) des le début plutôt que de publier des articles vite-fait mal-fait (pour être le premier ?). Cela nous aurait fait gagner du temps sur l évaluation de l innocuité de ce traitement, et surtout sur l évaluation de son efficacité contre covid-19.
    DR aurait également dû avoir la sagesse de ne pas communiquer via YouTube, et ce en dehors des comités de lecture scientifiques. Il s agit là, ni plus ni moins, de populisme médical. Il est évidemment dangereux de donner de l espoir à la population sans preuves de ce qui est avancé. En effet, bien que ces composés semblent relativement bien tolérés dans d autres pathologies, on ne connaît pas pour le moment leurs possibles effets secondaires dans les conditions du covid-19. C est la raison pour laquelle les autorités sanitaires souhaitent être convaincues de la véracité des preuves apportées par cette équipe. L exemple de l ibuprofen (quasi inofensif) en temps normal, mais facteur aggravant dans le cas du covid-19, devrait retenir tous ceux qui appellent à faire sauter les verrous des autorisations de prescriptions.

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  • Lire aussi le remarquable éditorial que j’ai écrit dans Drug safety, sorti le 7 avril et qui est en accès libre (https://link.springer.com/article/10.1007/s40264-020-00933-4).
    Actuellement la guruisation de Didier Raoult (que je ne connais pas personnellement et qui était certainement un grand savant) se poursuit. Ses études résument parfaitiement tout ce qu’il ne faut pas faire, et tueront peu-être un produit qui aurait pu être utile. Ce qui est certain c’est que plus les jours passent, moins son activité parait probable, et la mortalité spontanée (si on teste tout le monde comme il le fait) est en dessous de 1 % (Cf Nouvelle Zélande, Singapour, Hong Kong, Australie, etc. ) La méthodologie a été développée pour justement ne pas faire prendre le double risque: de donnée à des malades des produits inefficaces, et de leur donner de espoirs infondés, au détriment d’autres traitement plus efficaces (ce n’est pas la peine de fonciner il suffit de prendre de l’hcq) ou au contraire de décrédibiliser un produit qu’on ne pourra plus teste correctement. Le même problème c’est posé avec le SIDA: il faudrait se référer aux débats de l’époque. Pa railleurs on est le 103 ème jours de l’année. Didier Raoult a 51 publications répertoriées dans Medline en 2020. Cela fait une tous les deux deux jour, quelle activité remarquable, en plus de ses consultations et son activité quotidienne au lit du malade et de la gestion d’un IHU!

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