COVID-19 : le webinar de EASE sur le fonctionnement des revues scientifiques en période de crise

Lors du webinar de EASE le 12 juin 2020, il y avait environ 150 rédacteurs européens, mais aussi des USA et de l'Asie. Un orateur de Californie s'était levé à 4.00 am pour nous parler (de chez Metrics).

D'abord une excellente discussion sur le fonctionnement des rédactions en période de pandémie avec Ines Steffens de Eurosurveillance et Naomi Lee du Lancet (elle a rejoint The Lancet après 10 ans d'urologie). Passionnant car elles ont détaillé le travail à domicile et la gestion des articles avec des publications accélérées sans compromettre le peer review. Les revues ont reçu environ 3 fois plus d'articles que d'habitude (jusqu'à 10 fois plus). Des anecdotes : "We submitted our paper yesterday, can we press release ?". The Lancet a reçu 100 articles certains jours. Dans les discussions, certains ont dit que retourner à la 'situation normale' serait bien, mais la 'situation normale' ne sera pas celle d'avant… Des revues vont-elles changer leurs processus ?

Ensuite, un débat animé par Joan Marsch, Lancet Psychiatry, entre Ana Marusic (Split, Journal of Global Health) et moi-même. Le format était : un vote de 140 personnes sur la question "Is it acceptable to reduce quality assurance processes in order to fast-track important research in times of crisis". Après le vote, Ana a eu 10 minutes pour répondre NON, et j'ai eu 10 minutes pour répondre OUI. Voici mes diapos. J'ai pas mal discuté le peer review…  Puis 3 minutes de réponse de chacune et un chat modéré par J Marsch. Ensuite vote avec la règle suivante : celui qui a progressé a gagné.

Des tweets ont animé la réunion ; mes diapos ont été commentées sur twitter ; l'un de mes propos de la discussion a été tweeté plusieurs fois : Ease hm
Voici le vote avant OUI 23 %, NON 77 %, vote après OUI 35 %, NON 65 %. J'ai gagné en passant de 23 à 35 % ! En privé après la conférence, Ana m'a fait remarqué que la progression n'était pas statistiquement significative, et je lui ai répondu qu'en période de pandémie, les statistiques ne servaient à rien.

Dernière session sur les preprints COVID-19. Génial avec des graphes que vous aurez demain.

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Un commentaire

  • Une définition des statistiques : les statistiques, c’est comme la mini-jupe, ça cache l’essentiel, mais ça donne des idées.

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