COVID-19 : le conseil scientifique s’exprime dans The Lancet sur notre système basé sur le soin plutôt que la prévention

FranceUn éditorial du 16 juillet 2020 dans The Lancet est signé par tous les membres du conseil scientifique nommé par E Macron. Cela donne une visibilité aux décisions françaises dans cette crise. Ce conseil scientifique ne s'exprime pas dans une revue scientifique de langue française.

L'éditorial est intéressant et défend le travail de ce comité. La première signataire est Laëtitia Atlani-Duault (IRD) et le dernier signataire JF Delfraissy. D Raoult ne fait plus partie de ce conseil (je n'ai jamais compris son comportement). JF Delfraissy apparait toujours sur le conseil d'administration de l'IHU de Marseille. Bizarre… bizarre…

L'édito balance deux traditions françaises, et je traduis : "La première tradition a été le fondement de l'engagement historique de l'État français dans le domaine de la santé humanitaire mondiale, que nous avons précédemment décrit comme le verticalisme humanitaire de l'État. Institué d'abord dans les anciennes colonies françaises, il a été largement utilisé dans l'aide sanitaire internationale de la France, y compris lors des épidémies, et fait toujours partie de l'assistance à la santé mondiale de part de la France dans les pays en voie de développement. La deuxième tradition est à la base de la couverture santé publique, universelle et gratuite de la France. Cette approche prend en compte les infrastructures sanitaires et non sanitaires lors de la conception des interventions, relie le système de santé au système de protection sociale et cherche à améliorer la santé en réduisant les inégalités."

Cette crise a mis en évidence un système orienté vers le soin et pas vers la prévention. C'est une leçon majeure. D'autres bonnes réflexions, et attendons de comparer les pays avant de juger trop rapidement. Restons confiant plutôt que concentrer nos efforts vers des critiques sans fin…  quand l'avion secoue, je n'ai pas envie de changer le pilote….

La plupart des pays ont eu des difficultés, comme l'a expliqué R Horton dans son livre. Il a un peu comparé les systèmes de décisions politiques en Europe, et notre conseil français a fait de son mieux BRAVO. Ceux qui ont raison après la pandémie sont nombreux… et heureusement qu'ils n'étaient pas aux commandes.

 
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6 commentaires

  • Qu’est ce que cela m’énerve quand les responsables médicaux (qui ont géré nos crises, qui sont payés par nos impôts) s’expriment dans les journaux de langue anglaise (Impact Factor ? Ego ?), sans qu’une traduction en français ait été négociée avec le journal anglophone et publié dans un journal français. Ils nous ont déjà fait le coup, entre autre, avec les attentats de 2015 (https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(15)01063-6/fulltext)

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  • Précisons aussi que cet article n’a pas été révisé par les pairs, c’est un texte de commentaire qui ne prend pas de recul sur le rôle de ces auteurs dans la gestion de la crise…

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  • « Cette crise a mis en évidence un système orienté vers le soin et pas vers la prévention » . Ce problème est chronique et très antérieur à cette pandémie . Après le scandale du sang contaminé,un livre intitulé  » la défaite de la santé publique  » d’Aquilino Morelle en 1996 pointait cette carence de la santé publique propre à la médecine en France ,due à « la très grande faiblesse institutionnelle, politique et culturelle  » dans ce domaine .Privilégier le soin au dépens d’une politique collective fondée sur la prévention qui se situe souvent en amont de l’action médicale proprement dite, c’est avoir une foi aveugle en l’efficacité de la médecine de soins en délaissant ce qui n’en relève pas,considéré comme quantité négligeable et non valorisante pour la profession médicale .

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  • « D Raoult ne fait plus partie de ce conseil (je n’ai jamais compris son comportement). »
    Si une bonne âme pouvait nous indiquer quelque article éclairant cet épisode initial elle ferait effectivement œuvre utile…..
    Ce dont je crois me souvenir (que j’évoque avec beaucoup de réserve car tout ceci ne m’avait alors guère intéressé) c’est que D. Raoult avait claqué la porte d’avoir constaté que des décisions avaient été arrêtées, des appréciations exprimées et qu’il n’appréciait guère, avant qu’il n’arrivât. Est-ce exact ? Est-ce suffisant ?

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  • Merci Monsieur Alain Siary de votre commentaire.
    Chacun ses références mais celles du Aquilino Morelle, pointant quoi que se soit, rappellent beaucoup plus les frasques à l’Elysée de ce tout petit monsieur et de ses chaussures, et sont donc particulèrement mal venues.

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