Les Sociétés savantes devraient intégrer des jeunes chercheurs dans leur gouvernance vieillissante !

En septembre 2020, j’ai évoqué un éditorial sur l’avenir des Sociétés savantes : doivent-elles se réinventer après la pandémie, et quel sera leur avenir ? Un article de fin septembre 2020 dans eLife aborde la question de la place des jeunes chercheurs dans les sociétés savantes : « Research Culture: Why scientific societies should involve more early-career researchers« . Il est assez évident que la Soc Savgouvernance des Sociétés savantes est contrôlée par de vieux mâles blancs dans de nombreux pays. Les auteurs ont interviewé des mémbres de la gouvernance de 20 Sociétés savantes américaines, de disciplines diverses. Les illustrations de l’article sont bien, et j’en ai reproduit une ci-contre, avec les apports et bénéfices réciproques pour les sociétés et pour les jeunes chercheurs ou ECRs (Early Career Researchers).

La conclusion est simple : Il est clair pour nous, sur la base des entretiens menés, que l’inclusion des jeunes chercheurs dans le fonctionnement des sociétés savantes apporte des avantages aux deux parties, et qu’il y a une marge considérable pour augmenter le nombre des jeunes chercheurs impliqués dans ces rôles. Donner aux jeunes chercheurs une voix dans les processus décisionnels des sociétés savantes peut également encourager d’autres organisations à élargir leur gouvernance.

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2 commentaires

  • Je pense que si l’intégration des jeunes chercheurs peut apporter beaucoup aux sociétés savantes, il faut garder présent à l’esprit 2 choses: elles sont en majorité financées en grande partie par l’industrie pharmaceutique et d’autre part contrôlées par « de vieux mâles blancs » qui sont la plupart du temps des leaders d’opinion ayant des conflits d’intérêt majeurs avec les industries qui fabriquent les médicaments impliqués dans leur spécialité :ainsi avec l’apparition des anti PCSK 9 qui réduisent le LDL cholestérol, les recommandations de la Société Européenne de Cardiologie fixent chez les coronariens des objectifs de LDL inférieurs à 0,55g/l, puis 0,40g/l en cas de récidive de Syndrome coronarien aigu , ce qui implique l’utilisation de ces nouveaux médicaments, avec un faible niveau de preuve . De même à l’époque où les glitazones , qui aggravent l’insuffisance cardiaque , étaient prescrites chez les diabétiques, la fréquence et le risque d’insuffisance cardiaque étaient occultés ; depuis l’apparition des gliflozines qui réduisent la mortalité par insuffisance cardiaque, celle-ci devient par hasard une complication majeure du diabète . Ainsi les recommandations des sociétés savants, étant donné leur financement et leur contrôle, sont déterminées par la volonté de promouvoir avant tout les nouvelles molécules crées par les industries qui les financent .Je pense qu’il s’agit d’un problème majeur .

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  • Je suis tout à fait d’accord avec ce rajeunissement nécessaire de la gouvernance des sociétés savantes, que notre confrère Alain Siary trouve en majorité « contrôlées par de vieux mâles blancs ».
    Mais je dois dire que la cancérologie échappe à cette généralisation : la Société française du Cancer (SFC) est présidée par un confrère de 38 ans, son bureau compte une vice-présidente, deux « past-présidentes », et la présidente du conseil scientifique. Le trésorier et moi-même (secrétaire général par intérim) sont les seuls vieux mâles blancs… L’Association des internes en oncologie (AERIO) est présidée par une femme que nous avons récemment élue au CA. Et nous comptons bien intégrer d’autres jeunes chercheurs et cliniciens dans nos instances !
    La SFC n’est pas financée par l’industrie pharmaceutique (sauf pour les Prix que reçoivent les internes, mais ceux-ci ignorent quel laboratoire a financé leur prix, et la SFC n’en tire aucun bénéfice).
    Enfin, la SFC ne donne pas de recommandations directes mais participe aux comités ad hoc organisés par l’Institut national du cancer ou l’HAS. Elle n’a donc pas de comptes à rendre à l’industrie pharmaceutique et peut parler de médicaments anticancéreux de façon totalement indépendante.
    Donc, méfions-nous des généralisations hâtives ! Ce qui est vrai pour une société savante ne l’est pas forcément pour une autre…
    Cordialement

    Répondre

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