Repenser la réussite, l’intégrité et la culture dans la recherche : bonne étude qualitative (2)

Cette recherche, publiée le 14 janvier 2021 dans RIPR, a permis d’interroger 56 personnes, soit en interviews semi-directives, soit en focus groups sur leurs visions de la réussite en science (partie 1, billet de samedi 19 février) et sur les problèmes de la science (partie 2). Exceptionnel travail dans la partie flamande de la Belgique et les 56 personnes comprenaient 11 catégories. Comme pour la partie 1 de cette recherche, les guides d’entretien avaient quatre parties : 1) Success in science ; 2) Current problems ; 3) Responsibilities towards integrity ; 4) Change one thing in how science works.

Les jargons liés aux méconduites n’étaient pas bien connus des participants (FFP pour Fabrication, Falsification, Plagiarism ; QRP pour Questionable Research Practices), en particuliers des financeurs, décideurs, leaders d’institutions… Inquiétant : ‘Une culture générale du profit, l’intolérance de l’échec et l’attente de résultats extraordinaires ont contribué à alimenter une culture du « publier ou périr ». La compétitivité croissante et la persistance des hiérarchies sont censées influencer la manière dont la recherche est planifiée, exécutée et présentée’. Les limites entre ce qui peut et ce qui ne doit pas être toléré sont très floues, voire ce qui doit être sanctionné. Il y a beaucoup de verbatims dont ceux-ci :

  • “The very serious misconduct is not such a big problem. It’s … it’s more the grey area that is a problem because of, yeah, the amount of … of, yeah, the bad practices.”
  • “But I know that there is a problem with integrity in that person. I can feel it. We have no proof.”
  • “We had this case once of a guy … and I, up until now, I’m still convinced that he completely fabricated his research. I know for sure that he did. But we weren’t able to prove it because it’s ripr 2very difficult to prove that something is not there.…….
  • “Integrity is in the person. [ … ] integrity is something that is in you. You have it or you don’t have it. I mean you have it, it’s there. And when you don’t have it, you don’t have it. So we cannot create integrity, it’s something that’s in the people.

Est-ce que les problèmes d’intégrité peuvent arriver à n’importe qui ? Pas évident ! Les institutions feraient mieux d’engager de bons individus, plutôt que de chercher à former de bons chercheurs ! Les problèmes de la science ont été décrits en deux catégories (allez voir l’image ci-contre dans l’article) :

  • la personnalité et les attitudes des chercheurs (égos, morale inadéquate, culture, langage)  ;
  • les climats de la recherche (12 items sur l’environnement de la recherche, et 8 sur la culture de la recherche).
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