Pour ou contre l’open peer-review : excellente synthèse de Véronique Kiermer, PLOS

peer review weekPendant la semaine du peer-review, il y a eu beaucoup d’évènements virtuels dans le monde… Sur ScholarlyKitchen (21 septembre 2021), le billet de Véronique Kiermer et Alison Mudditt mérite lecture… C’est une excellente synthèse des arguments en faveur et contre une évaluation signée par le relecteur. L’open peer review consiste à transmettre l’identité du relecteur aux auteurs du manuscrit évalué. Ce billet a des références bien choisies apportant des preuves aux positions des auteurs.

Il y a 122 définitions de l’Open Peer Review… Les arguments en faveur de l’évaluation ouverte : responsabilité (les liens d’intérêts sont visibles, et les responsables aussi), crédit (cette activité peut être valorisée pour une carrière académique), et qualité (quelques données montrent que l’évaluation serait de meilleure qualité). Mais de nombreux chercheurs pointent surtout les risques : biais (les biais sont inhérents à tous les modèles de peer review), impact sur les plus vulnérable (l’aveugle permet aux juniors de critiquer les séniors), rigueur et candeur (les critiques sont moins fortes dans l’espoir d’être plus tard évalué par les mêmes équipes). Attention, j’ai résumé.

Les autres points discutés sont intéressants et méritent une lecture attentive car c’est un condensé de qualité de la problématique :

  • L’impact sur les lecteurs : ils font confiance quand un article est relu par des pairs ;
  • Les leçons apprises par l’expérience des rédacteurs et éditeurs : certains ont plus de 15 ans d’expérience du peer-review ouvert (BMJ, EMBO et EGU) ; le BMJ a le plus d’expérience et est satisfait ; 80 % des articles de Nature ont au moins un reviewer cité ; il existe beaucoup d’essais sur le peer review ouvert, la plupart comparatifs ;
  • L’expérience de PLOS : ‘The highest number of signed reviews are in the medical sciences, with PLOS Medicine at 24%, followed by PLOS Neglected Tropical Diseases at 17%. Our core bioscience titles range from 14% at PLOS Biology and PLOS Computational Biology to 8% and 10% respectively at PLOS Pathogens and PLOS Genetics. And PLOS ONE, with its broad mix of disciplines, comes in at 16%. Across PLOS journals, 22% of all manuscripts that are reviewed have at least a signed review.’
  • Le peer-review indépendant de la revue: arrivée de l’analyse des pré-publications, de modèles de peer-review faits en dehors des revues ;
  • Et maintenant, que sera le futur ? Pas de réponse évidente car actuellement le peer-review ouvert n’est pas le modèle dominant.
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