evidence synthesis

Les revues systématiques actualisées devraient être développées et financées dans tous les domaines

Bonnes explications dans un commentaire de Nature en décembre 2021 avec pour titre ‘Decision makers need constantly updated evidence synthesis‘. J’ai repris l’illustration de Nature ci-dessus… elle est bien faite. Nous rejoignons le billet du 26 janvier sur l’ivermectine.

L’article de Nature fait de la publicité pour un travail que je trouve excellent, à savoir les living guidelinesrecommandations actualisées dans le domaine COVID-19 par des chercheurs australiens. Le site mérite une visite. Pour un nombre important de thèmes dans le cadre COVID-19, des recommandations sont tenues à jour. Ceci évite toutes ces publications de revues générales, de revues systématiques voire de méta-analyse qui ont été publiés, étant déjà obsolètes le jour de leur publication.

L’OMS a aussi une initiative de ce type, et nous avons cité l’initiative COVID-NMA en septembre 2020 essentiellement d’obédience française. Ce site est à jour avec 638 synthèses d’études publiées (427 RCT de traitements, 99 RCT de vaccins, 17 RCT de prévention et 95 études observationnelles de vaccin au 25 janvier 2022).

Ce sont d’excellentes initiatives qui devraient être généralisées, mais il faut de l’argent. Un extrait de l’article de Nature : Evidence synthesis can be applied to the most pressing global challenges: climate change, energy transitions, biodiversity loss, antimicrobial resistance, poverty eradication and so on. But in practice, synthesis projects are often under-resourced, of poor quality, uncoordinated, duplicative and out of date. L’exemple de la fondation australienne pour les AVC est impressionnant : ils ont réduit la mise à jour de 7 ans à 3 mois avec ce type d’initiative ! Pour la COVID-19, les études sont inclues en 20 jours dans la synthèse.

Nos agences devraient s’y mettre plutôt que publier à périodicité des recommandations vite obsolètes et suivre le mouvement : This year, the UK National Institute for Health and Care Excellence (NICE) announced that living guidelines will be a pillar of its improvement strategy over the next five years. After piloting efforts for several years, the WHO this year began promoting living systematic reviews and living guidelines as standard methodology. 

L’article détaille ensuite quatre points : Réduire les coûts et c’est possible avec de bons outils ; Prévenir les gaspillages en recherche ; Optimiser les publications de ces living guidelines, et F1000, Cochrane, the BMJ, les Annals of Intern Med savent faire ; Faciliter la mise en oeuvre de recommandations. Ce qui est possible pour la COVID-19 doit l’être pour d’autres maladies…..

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Un commentaire

  • Certes l’actualisation « en temps réel » des revues systématiques sera un progrès décisif… espérons-le dans un futur pas trop lointain.
    Toutefois, cela n’aura toujours qu’une valeur indicative de niveau limité, tant que ne sera rendu obligatoire l’accessibilité de toutes les données sources permettant une « méta-analyse » véritable, seule réellement fiable.

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