Les manuscrits déposées en preprints sont peu modifiés par le peer-review quand ils sont publiés.. La lecture par les pairs est utile

Voici le titre d’une tribune du 2 février 2022 dans THE qui a attiré mon attention sur deux articles de PLOS Biology : Les preprints sont « largement inchangés » par l’évaluation par les pairs, même pendant la pandémie Covid. Deux études distinctes, dont une portant sur les premiers articles du Covid, suggèrent que la plupart des altérations sont minimes. Cette information a été reprise par Le Monde (D Larousserie) avec le titre : Les « preprints », un modèle fiable de partage des savoirs ? La publication d’articles scientifiques sans validation préalable par les pairs s’est multipliée pendant la pandémie. Les manuscrits finalement publiés dans les revues scientifiques sont peu différents de leur version initiale, montrent deux études.

Attention aux interprétations hâtives car tous les preprints ne donnent pas lieu à publication ! Les analyses ont porté sur les preprints publiés. Considérons que la lecture par les pairs reste très utile, car elle a probablement conduit au refus de beaucoup de manuscrits.

Tracking changes between preprint posting and journal publication during a pandemic est le titre d’un article publié par PLOS Biology le 1 février 2022. Ce sont des chercheurs anglais et allemands. Il y a beaucoup de données et de bonnes illustrations (article de 22 pages) en comparant 184 paires de preprints de bioRxiv et medRxiv ; les changements observés entre preprints et publications n’ont pas affecté les concusions. Les auteurs ont un peu plus changé pour les articles COVID que non-plos biolCOVID !

Examining linguistic shifts between preprints and publications est le titre d’un autre article publié par PLOS Biology le même jour (1 février 2022). Ce sont des chercheurs américains. Beaucoup de travail aussi (22 pages) impossible à résumer. La majorité des changements apportés aux résumés étaient des « modifications textuelles qui ont entraîné un changement mineur ou un renforcement ou un adoucissement des conclusions« , tandis qu’environ un quart à un tiers des preprints « n’ont subi aucun changement significatif » avant d’être publiés.

Les préprints sont un progrès, mais ces articles ne doivent pas faire oublier que des inepties ont été déposées sous forme de preprints, et que beaucoup de ces manuscrits, refusés par des revues légitimes, ont fini par être soumis à des revues prédatrices.

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