Des revues ont décidé de s’attaquer aux recherches par hélicoptère

helicopter research natureCe sont des recherches faites par des chercheurs qui ‘empruntent’ les données de chercheurs de pays en voie de développement et oublient de les citer parmi les auteurs, voire ne les remercient même pas. La pratique existe mais la fréquence est mal connue. En 2018, les Académies américaines avaient publié un rapport sur ce sujet.

C’est Nature qui a publié un éditorial sur ce sujet lors de l’ouverture du Congrès mondial de l’intégrité de la recherche, le 28 mai 2022. L’éditorial cite quelques pratiques qui nous interrogent : sur un échantillon d’études faites en Afrique dans le domaine des maladies infectieuses, moins de la moitié des articles avaient un auteur africain en première ou dernière position. Une autre analyse en géosciences a montré que 2/3 des articles de recherches faites en Afrique dans des revues à haut facteur d’impact n’avaient pas d’auteurs africains. D’autres exemples ? Oui, avec une équipe française performante dans ce domaines : l’IHU de Marseille !

Les revues du groupe Nature ont révisé leurs exigences. Les rédacteurs vont demander une déclaration sur l’inclusion et l’éthique pour ces articles ; cette déclaration sera partagée avec les relecteurs et publiée dans l’article. D’autres revues se sont déjà engagées (groupe PLOS) et d’autres vont suivre (Anesthesia et BMJ Global Health).

Les temps changent, car l’article se termine ainsi ‘The time is now for all stakeholders — funders, institutions, publishers and researchers — to consider how we can work together to dismantle systemic legacies of exclusion.’

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