Nous savons que les listes noires de revues prédatrices ne marchent pas bien. Elles sont difficiles à actualiser et la seule organisation non commerciale ayant survécu est predatory journals. Les listes positives évitent de publier dans des revues prédatrices ou des revues de complaisance.
Liste de la conférence des doyens des facultés de médecine et du CNU Santé
J’ai déjà présenté cette liste de 3 400 revues recommandables, liste périodiquement actualisée. L’objectif est de proposer aux chercheurs du domaine médical de publier dans ces revues en priorité, et les articles seront pris en compte par les jurys. Tenir à jour la liste est un énorme travail d’une très petite équipe bénévole (en fait un leader à féliciter, Pr C Funck-Brentano).
Une excellente liste positive en agronomie avec près de 2 400 revues
Le Cirad, organisme français de recherche ag
Pour chaque revue, il y a des informations utiles, outre les liens vers la revue et les instructions aux auteurs, par exemple : libre accès, auto-archivage, indicateurs, types d’articles, frais de publication… cela permet d’avoir une information rapide pour choisir une revue où publier.
Il existe une liste de 70 éditeurs recommandables sur le site du Cirad.
Des initiatives à encourager dans la plupart des domaines scientifiques
Ces listes de revues du Cirad sont aussi intégrées dans les suggestions du Cnrs (DoraNum) pour choisir un ‘Data journal’ dans les sciences de l’environnement, ou publier des ‘Software papers’. L’excellent blog de l’Institut Pasteur (Open Science — Evolutions, enjeux et pratiques) vous apporte de bonnes explications sur les Software papers, et propose la liste Cirad aussi.
Un rêve : évaluer la qualité et non la quantité
Changer l’évaluation de la recherche semble importante pour se sortir du Publish or Perish qui juge la quantité des publications plutôt que la qualité. Je ne vois pas venir les changements rapidement… même si j’ai cru que SIGAPS allait être réformé… erreur ! Je n’y croyais pas au début, mais la raison montre que les listes dites positives de revues sont une bonne initiative.
PS : je remercie Laurence Dedieu



