Nous avons décrit en 2020 l’existence de noms morts avec la politique de PLOS d’accepter que les transgenres et non-binaires changent discrètement leurs noms sur des publications.. Leur ancien nom devient un nom mort ! Mais à l’ère trumpienne, je ne sais pas si une telle politique peut encore exister ! Par contre, une autre problématique est celle de lister les auteurs décédés avant publication d’une de leurs publications, ou de livres.
Il n’y a pas de recommandations proposées par des organisations de rédacteurs ou d’éditeurs
C’est un article du ‘Christmas BMJ’ de fin 2024 qui publie une analyse de ces pratiques. Hors de la science, il y a des exemples comme le légataire littéraire de F Kafka qui a publié 3 livres après la mort et contre l’avis de Kafka qui avait 
En colligeant quelques idées, ils proposent : les critères d’auteurs de l’ICMJE doivent être respectés, utiliser l’obèle (croix ou dague) après les nom du mort, mettre une note de bas de page ou parmi les contributeurs, l’auteur correspondant est le responsable, le consentement de la famille est demandé avec éventuellement un nom de personne contact, et surtout les auteurs morts ne peuvent pas être listés parmi les auteurs. Ce ne sont que des suggestions pour inciter l’ICMJE ou COPE à proposer des recommandations. Si vous désirez savoir comment utiliser l’obèle, lisez Wikipedia.
Quel est réellement le problème ? D’accord pour ne pas lister des morts parmi les co-auteurs ?
Le nombre d’articles ayant des morts parmi les auteurs n’est pas connu… l’hypothèse d’au moins 10 000 dans la littérature biomédicale est avancée. Pour un collègue statisticien décédé en juin 2018, Doug Altman, il y aurait plus de 100 articles publiés après sa mort, et certains ne mentionnent pas le décès. Il existe des observations similaires pour d’autres chercheurs, comme ce mathématicien décédé en 2015 et laissant beaucoup de travaux non terminés, mais qui a eu 73 articles posthumes, ou ce prix Nobel décédé en 1919 qui a été co-auteur en 2001.
Les auteurs ont proposé une définition d’une publication posthume : Une publication, imprimée ou en ligne, dont au moins un auteur est décédé avant la date accréditée de publication de la version enregistrée, l’auteur ou les auteurs décédés étant nommés soit dans la liste principale des auteurs, soit dans la liste des membres d’un groupe contributeur.
Ils ont listé 13 situations avec des idées pour les gérer : bagarres des auteurs vivants, correction des épreuves d’un article 
Dans un éditorial, les rédacteurs du BMJ ont précisé leur politique et abordé quelques autres détails : un auteur décédé ne peut pas soumettre d’article, ni être auteur correspondant, ou garant du travail !



Un commentaire
Très belle présentation hier soir dans la cadre du GRISOLF sur la nature et les défauts de certaines revues.
Bien que retraité (professeur à la faculté de Médecine de Marseille) il m’arrive de publier encore avec des collègues plus jeunes sur des revues gérés encore par des sociétés savantes comme MTSI (Jean loup Rey). Je suis ébahi par tout ce que vous avez dévoilé! Quelle tristesse de voir dans quelles conditions nous vivons non seulement du point de vue scientifique mais aussi journalier ! J’ai vu que Marseille était bien représente: Denis Charpin et ?????.Est ce que votre presentation est-disponible? Si oui j’aimerai la montrer à certains de mes collègues plus jeunes. Félicitations pour ce travail