Lacombe

COVID-19 : Une infectiologue au temps du corona

Félicitons Karine Lacombe et Flamma Luzzati pour leur association gagnante. C’est un livre/bande-dessinée facile à lire et qui contient l’essentiel des messages importants sur cette pandémie. Intéressant au point que mon premier exemplaire m’a été ’emprunté’ par des adolescents et que je suis retourné dans une librairie proche de l’hôpital St Antoine pour en faire l’analyse !

Des situations de malades et de soignants sont abordées avec des questions toujours difficiles. C’est la vraie vie : peut-on laisser mourir dans malades sans voir leurs proches ? peut-on refuser de la choloroquine en l’absence de données scientifiques ? comment les soignants peuvent récupérer ? comment les médecins peuvent s’exprimer dans les médias ? etc… Quelques messages sont importants pour aider Karine Lacombe, parfois seule dans certains combats :

  • page 96 : 1 femme et 9 hommes sur le plateau de France 2 ;
  • page 85 : la parité était au programme de campagne de Macron, et on ne l’a pas vue dans les comités scientifiques ! Je vous rappelle une analyse ‘Seuls 3,5 % des 115 groupes d’experts et groupes décisionnels identifiés dans le cadre de COVID-19 ont une composition paritaire, tandis que 85,2 % sont majoritairement masculins.’
  • page 82 : on ne peut pas tromper le public avec ce mirage du ‘remède miracle’... Ceci a valu à Karine Lacombe des insultes qu’elle évoque dans ce livre…  Rappelons que Claude Bernard aurait dû être réhabilité auprès de très nombreux confrères…

Livre à offrir pour favoriser les vocations de nos jeunes qui nous entourent. Terminons par deux citations : ‘Le débat a quitté la sphère médicale……  la France est devenue une nation de 66 millions de Covidologues (page 149)‘….   ‘Il faudra nous interroger sur les raisons de la quasi-absence des femmes sur la scène médiatique et scientifique pendant l’épidémie (page 150)‘. J’ai écrit de nombreux billets sur l’absence des femmes dans les publications : moins d’articles, mauvaises positions dans la liste des auteurs, moins de relectrices… et, mis à part les revues du groupe Lancet, la plupart des comités de rédaction sont encore des repères de vieux mâles blancs hétérosexuels….

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Un commentaire

  • Bravo pour ce commentaire pertinent qui donne envie de découvrir la BD de Karine Lacombe.
    Les femmes encore trop souvent absentes des instances décisionnelles… milieu scientifique, monde de l’entreprise. Et les deux confinements n’ont fait qu’accroître leur charge mentale.

    Répondre

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